« La Loi de Murphy » sourit à Angèle

Angèle

Avec Angèle, mieux vaut se méfier des apparences et ranger ses préjugés au placard. J’ai découvert cette jeune chanteuse belge, petite sœur du rappeur phénomène Roméo Elvis, avec son premier clip « La loi de Murphy ». Ce que j’aime, c’est sa versatilité, son ambiguïté, son côté mi-ange, mi-démon, sur un fil entre malice et sensualité, entre auto-dérision et émotion. D’un côté, la jeune fille sage à la voix cristalline qui se plait à reprendre au piano Georges Brassens ou Dick Annegarn. Et de l’autre, une admiratrice auto-proclamée de Beyoncé, capable de composer des mélodies groovy et entêtantes, tout en abordant avec ironie le quotidien compliqué de sa génération.

Son premier single raconte, en français et en anglais, les déboires d’une jeune fille qui croyait pouvoir passer une journée cocooning tranquille, un « chill-out day », avant de se faire rattraper par la fameuse « loi de Murphy », qui veut qu’une tartine beurrée tombe toujours du mauvais côté et que « tout ce qui est susceptible de mal tourner tournera nécessairement mal ».

Résultat : un clip coloré, drôle (ah, la grand-mère qui danse dans la laverie !) et facétieux qui traduit bien l’énorme potentiel d’Angèle à réussir à faire divertir, émouvoir et faire réfléchir. Autre argument de poids à mes yeux, la présence en studio à ses côtés de Matthew Irons, le pétillant chanteur de Puggy qui devrait apporter un côté pop à ses compositions. N’en jetez plus, on a assurément trouvé là une des révélations de ces prochains mois.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *