Gaël Faure, la force de la nature

Crédit : Charlotte Abramow.
Crédit : Charlotte Abramow.

Je l’imagine très bien juste au bord de la falaise, à respirer le grand air, les cheveux emmêlés par le vent, à deux doigts de plonger en avant. Jusqu’ici, pour moi, Gaël Faure, c’était surtout la belle gueule et la voix pleine de fêlures de ce jeune Ardéchois que j’avais remarqué à « Nouvelle Star » il y a une dizaine d’années. Son premier album sorti en 2014 m’avait laissé un peu indifférent, mais j’avais senti une force de caractère poindre derrière sa timidité apparente.

Impression confirmée quelques années plus tard à l’aube de la sortie d’un nouvel opus beaucoup moins sage, plus aventureux, qui sortira début 2018 et qui porte très bien son nom : « Regain ». On y ressent une énergie folle, une vitalité incroyable, une tension permanente qui n’éteint absolument pas sa douceur et sa mélancolie. Gaël Faure y parle de « falaises à gravir », de « vagues qui rugissent », ça sent les grands espaces sur fond de mélodies enivrantes. La preuve avec son nouveau single, « Ereinté », chanson qui m’avait particulièrement remué à la première écoute et dont la vidéo live aux teintes bleus électriques continue de me transporter, de m’électriser.

Avec Gaël Faure, on ressent pleinement les forces de la nature qui l’entoure, lui qui avait évoqué l’Islande sur son premier disque et invoqué la beauté des « lisières que l’on frôle et des rivières où l’on rôde » dans le magnifique premier extrait de ce nouvel album, « La saison ». Ses chansons sont comme des paysages à perte de vue, des morceaux de bravoure, particulièrement intenses, qui nous emmènent loin, très loin.

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