Kristel, libre comme l’air

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Un vent de fraîcheur et de révolte souffle en provenance de Madagascar. J’avais été sonné par la fougue des garçons de Dizzy Brains l’année dernière. Cette fois-ci, c’est au tour de la jeune Kristel, Christelle Ratri de son vrai nom, de marcher sur leurs traces avec un aplomb incroyable. C’est en parcourant les noms du programme des Bars en Trans, génial festival off des Transmusicales de Rennes, que je suis tombé sur cette chanteuse bassiste à l’incandescence folle.

Cri du cœur

Son premier EP sorti début octobre sent le soufre et laisse augurer de prestations live explosives. En seulement quatre chansons, elle parvient à installer une atmosphère électrique qui m’a rappelé les débuts d’Izia. Comme la fille de Jacques Higelin, elle semble douter d’absolument rien, et surtout pas de sa capacité à transmettre une énergie contagieuse, dotée d’une personnalité aussi libre que ses airs ultra-entêtants.

Le fait de ne pas comprendre les paroles chantées en malgache n’enlève absolument rien à la force de morceaux subjuguants comme « Akao » aux accents reggae ou l’incroyable single « TNM » qu’on pourrait déjà imaginer scandé dans des stades. Comme ses compatriotes de Dizzy Brains, c’est comme si Kristel avait dû redoubler d’intensité, de vigueur pour se faire entendre dans un pays, où le droit des femmes et les loisirs ont plutôt tendance à être étouffés. Reste maintenant à répandre ce cri du cœur en concert.

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