La pop givrée d’Inüit

Photo : Paul Rousteau
Photo : Paul Rousteau

La première fois que j’ai entendu la chanson « Dodo Mafutsi », j’ai presque pris peur. C’était un extrait du refrain primal entonné par la chanteuse du groupe Inüit originaire de Nantes. Un cri de joie, de libération, un cri animal sur fond de trompettes électroniques, ça peut surprendre à la première écoute quand c’est sorti de son contexte. Et malgré tout, je me suis surpris à vouloir l’écouter à nouveau, goûter une nouvelle fois cette substance euphorisante qui m’avait accroché l’oreille.

Finalement, la deuxième fois, et les fois d’après, c’est encore mieux. Chaque fois, j’attends avec impatience ce moment de lâcher prise, ces intonations tribales qui contrastent avec les moments de douceur absolue qui suivent. Et si c’était ça la meilleure définition de la pop ? Un cocktail de saveurs étonnantes, de mélodies surprenantes, le tout balancé sans complexe, en toute décontraction.

Inouis Inüit

J’ai eu l’occasion d’écouter le premier EP de ce groupe qui en signant sur le label Cinq7 a trouvé un terrain de jeu particulièrement fertile et excitant. Ces premiers pas enthousiasmants m’en rappellent d’autres, comme ceux de The Do, de Lilly Wood & The Prick, des Naive News Beaters ou encore plus récemment de Las Aves. Tous partagent une même envie de faire sauter des barrières, de mixer les styles et les atmosphères au sein d’une même chanson. J’ai une petite préférence sur l’EP pour la chanson « Circles », cette montée en puissance avant la délivrance du refrain, le genre d’incantations que j’imagine bien reprises en force par toute une foule. A commencer par le Printemps de Bourges, où la pop givrée d’Inüit pourrait bien faire des étincelles parmi la foisonnante sélection des Inouis.

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