Las Aves, des drôles d’oiseaux

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Ma prophétie s’est (presque) réalisée. Début mars, j’imaginais un futur éblouissant pour Las Aves (comme les oiseaux en espagnol), groupe bouillonnant né des cendres de The Dodoz. Aujourd’hui, le premier album des Toulousains, Die in Shanghai, confirme tout le bien que j’avais détecté avec leurs premiers singles « Los Angeles » et « Leo » et surtout le concert explosif du Printemps de Bourges (voir vidéo à 4m26). Le disque paraît presque trop moderne pour son temps, tant il mélange de façon totalement décomplexée hip-hop, pop, rock et électro dans un tourbillon de coolitude.

Lascif, nonchalant… et tubesque

Je suis particulièrement obsédé par la chanson « Blue », qui commence comme un bon vieux tube de M.I.A ou Santigold avant de laisser la place à un refrain épique et évanescent totalement irrésistible, sans parler des dernières secondes génialement foutraques. Idem pour « N.E.M », ses ondulations lascives et la nonchalance de Géraldine qui fait bien planer. Il y a d’autres pépites tubesques sur cet album, comme « First Aid Blanket » ou « Perfect Mess », qui semblent exister depuis très longtemps tant elles sont d’une évidence mélodique. Et comment ne pas évoquer la contribution de leurs copains de The Do, avec la voix magique d’Olivia sur la chanson « I Dreamed » et les étincelles vaudoues de Dan aux manettes du disque. Leurs deux univers, pourtant si singuliers, se marient à merveille. On en redemande !

Las Aves en concert à la Maroquinerie à Paris mardi 7 juin.

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