Le grand dérèglement selon Frànçois & The Atlas Mountains

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Frànçois & The Atlas Mountains continue de me surprendre. J’avais beaucoup aimé certaines chansons de leur précédent album sorti en 2014, comme « La vérité » ou « La fille aux cheveux de soie ». Je trouve que François Marry et ses trois complices parviennent à creuser un sillon très original dans la chanson française, ils semblent autant influencés par le lyrisme de Dominique A que par la musique orientale ou africaine.

Danser pour la justice

D’ailleurs, en 2015, le groupe a sorti « L’homme tranquille », un EP enregistré au cours d’un périple sur le continent africain avec des musiciens locaux. On ressent vraiment ce goût des musiques nomades sur le premier extrait de leur nouvel album, qui sortira au mois de mars. Dès les premières secondes, « Le grand dérèglement » nous emmène en voyage et nous invite à la danse. François Marry montre d’ailleurs l’exemple en esquissant quelques pas de danse au sein du Palais de Justice de Bruxelles aux côtés de Mohammed Okal, ambulancier palestinien qui a fui Gaza avec sa famille.

Le groupe l’avait rencontré à Bruxelles alors qu’il donnait des cours de dabké, une danse folklorique, dans un centre d’accueil pour réfugiés. On peut donc s’attendre à un disque plus engagé qu’à l’accoutumée. « C’est délicat de parler de politique dans des chansons, mais c’est inévitable quand tu écris dans des moments comme ceux-ci, explique le chanteur dans Les Inrocks. J’ai une attirance pour l’abstraction, la poésie mais je me suis rendu compte que c’était devenu une technique d’autruche. Je ne comprends pas pourquoi les musiciens ne se posent pas plus la question de la responsabilité de leur parole. Et vue l’année 2015 qu’on s’est tous pris dans la tronche, il était nécessaire de se demander ce qu’on voulait dire. »

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