Le Québec repart à l’abordage du MaMA

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Rien de tel que le MaMA pour ensuite se féliciter d’avoir vu en avant-première des artistes dont tout le monde va parler. Petit frère du Printemps de Bourges, avec qui il partage l’équipe organisatrice, ce festival offre une multitude de choix de concerts pendant quelques jours, uniquement restreints à un petit périmètre géographique situé dans le XVIIIe arrondissement de Paris.

C’est l’occasion pour des pros du monde entier de pouvoir repérer des groupes qu’ils vont ensuite programmer, de faire des rencontres à l’occasion de conférences et de débats sur l’état actuel du milieu de la musique et de tout simplement aller voir des concerts qu’ils n’oublieront pas de sitôt. Comme chaque année, la scène québécoise est particulièrement bien représentée cette année dans le programme, par l’intermédiaire d’événements comme Le festival d’été du Québéc, Les Francos de Montréal, Les Aurores Montréal ou M pour Montréal, mais aussi avec une poignée d’artistes à l’éclectisme vibrant. J’en ai sélectionné trois qui m’ont particulièrement touché et enthousiasmé.

Paupière
Ce trio surfe sur la vague du retour de l’électro vintage des années 1980, avec intelligence et modernité. J’avais découvert leur musique début 2016 avec leur premier EP et ils viennent de revenir avec un nouveau single, « Défunte lune de miel », encore plus catchy et dansant, aux accents arabisants. Leur premier album est attendu pour les prochaines semaines et il s’appelle… « À jamais privé de réponses ». Leur concert au MaMA devrait tout de même donner quelques indications sur leurs chansons suaves et survitaminées calibrées pour le dancefloor.

Laura Sauvage
Derrière ce nom de star hollywoodienne se cache la chanteuse Vivianne Roy, qui a longtemps officié au sein du groupe acadien Les Hay Babies. Avec son projet solo, elle délaisse le banjo et nous gratifie d’un rock garage irrésistible, sucré et vintage. Son deuxième album « The Beautiful » vient de sortir et commence en trombe avec « Everything is in everything » qu’on s’imagine très bien écouter les cheveux au vent au volant d’une vieille berline sur la route 66. Idem pour l’un des autres tubes de cet album, « Alien », qui évoque des bonnes réminiscences des eighties (oui, ça existe !), mélange d’euphorie et de mélancolie.

Safia Nolin
Ça faisait longtemps que j’entendais le nom atypique de cette chanteuse canadienne. Et j’ai bien rattrapé le temps perdu en écoutant son premier album paru fin septembre 2017, qui contient notamment une reprise incroyablement douce de « Ma préférence », le classique de Julien Clerc. C’est ce qui frappe le plus en écoutant le disque, ce mélange de douceur et de rugosité, d’instants planants et d’électricité hypnotisante. J’ai été notamment subjugué par la chanson « Les marées », magnifique instant suspendu, ou encore « Valser à l’envers », découpée en trois chapitres qui montent en puissance. Je pourrais aussi citer « La laideur » ou « Le goût du ciment », deux morceaux somptueux et captivants élevés par la voix limpide de Safia.

Le programme foisonnant du MaMA est à retrouver en cliquant ici.

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