L’ordonnance du Dr Mélomane, épisode 4 : Cold War Kids, Peter Peter, Alexandre Canola

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En quête d’une éclaircie dans la grisaille hivernale ? Vous êtes tombés au bon endroit. La quatrième ordonnance du Dr Mélomane guérira tous vos maux et devrait normalement redonner un peu de vigueur à votre quotidien terne. Du moins si vous respectez convenablement le nombre d’écoutes prescrites pour chaque artiste.

Cold War Kids : pour obtenir un regain d’énergie
Ils m’ont rarement déçu. Le groupe qui a sorti son premier album il y a déjà dix ans continue de tracer sa route en toute discrétion. Le nouveau single « Love is mystical » contient toujours les mêmes ingrédients : la voix exaltée de Nathan Willett, ce mélange enivrant de rock fiévreux et de soul / gospel plus spirituel. Je me réécoute régulièrement certains de mes titres fétiches comme « Louder than ever », « All this could be yours » ou bien sûr « Hang me up to dry » pour me donner un bon supplément d’énergie et d’adrénaline pour démarrer la journée ou la semaine. Et ce nouveau titre en guise d’amuse-bouche pour le nouvel album « L.A. Divine » à venir ne déroge pas à la règle, une écoute répétée ne peut vous faire que du bien.

Alexandre Canola : pour apercevoir un rayon de soleil
J’ai découvert la chanson « Mort vivant » au hasard de mes pérégrinations sur les réseaux sociaux et je ne suis pas près d’oublier son existence. C’est le genre de substances qu’on est obligés de consommer par dose de deux au minimum pour profiter de tous ses bienfaits. Alexandre Canola joue déjà dans un groupe originaire de Tours, Comett, mais avec ce nouveau projet plus personnel, il démontre qu’il a une vision réjouissante de la pop chantée en français. Une seule écoute de cette mélodie tournoyante suffit à redonner du baume au cœur, à illuminer la moindre zone d’ombre. Je me suis surpris à fredonner les paroles alors même que je les découvrais et ça m’a beaucoup rappelé les collaborations entre JP Nataf, moitié des Innocents, et Mina Tindle, dont il a réalisé plusieurs bijoux.

 

Peter Peter : pour s’offrir légalement quelques hallucinations
Ni vraiment chanteur de variété, ni vraiment prodige de l’électro-pop, naviguant entre mélancolie et allégresse, Peter Peter me tient en haleine depuis que j’ai découvert son titre « Une version améliorée de la tristesse ». Le chanteur québécois installé à Paris vient de sortir un deuxième album plus complexe que le précédent, toujours tiraillé entre expérimentations PETER-PETER-Photo07-c-Paul-Rousteau-759x500électroniques, textes cryptiques et ambiance vintage. Parfait en tout cas pour ne pas s’ennuyer. Peter Peter commence par « Bien réel », un titre de 6 minutes 40 qui aurait toute sa place sur un dancefloor, poursuit avec quelques envolées lyriques (« Nosferatu »), amorce un virage très pop avec « Loving Game » ou encore rend un hommage surréaliste à son chat Vénus. Chaque chanson est comme la facette différente d’un miroir kaléidoscopique qui donne des vertiges troublants, l’écoute prolongée du disque peut finir par provoquer quelques hallucinations pas déplaisantes.

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