Printemps de Bourges : mes 5 coups de cœur

Las Aves
Les bouillonnants Las Aves ont donné chaud au public du 22.

Grand Blanc
Ça restera le moment le plus intense des 5 jours que j’ai passés au Printemps de Bourges. Les petits minots de l’Est ont bien changé depuis leur dernière apparition au festival il y a deux ans. A l’époque, leur talent prometteur avait été quelque peu écrasé par la flamboyance de Feu ! Chatterton qui jouait juste après au 22. Cette fois-ci, le groupe a livré une prestation éclatante et fiévreuse, enchaînant les fabuleux tubes de leur premier album avec une élégance et une électricité folle. So (verti)cool.

L’Impératrice
J’avais découvert le combo quelques jours avant le festival et je n’ai pas été déçu par leur électro-funk endiablée qui flirte parfois avec des bande originales de vieux films. Entre les mélodies éthérées d’Air et le groove sensuel de Jungle, L’Impératrice a mis en transe le public du 22, transformé pour l’occasion en dancefloor planant.

Dionysos
Dans le cadre somptueux du Théâtre Jacques Cœur, Mathias Malzieu, Babet et toute la bande sont restés fidèles au rock classieux et poétique qui a fait leur réputation depuis une vingtaine d’années. Avec cette touche d’émotion supplémentaire au moment des titres issus du dernier album, qui raconte la longue convalescence et la maladie du chanteur de façon toujours onirique. Ce qui ne l’a pas empêché de jouer encore les cascadeurs et de grimper au premier balcon, à la façon de son héros Tom Hématome Cloudman.

Jungle Bouk
Cette année à Bourges, j’ai découvert les concerts cachés dans les caves avec le groupe de Tours Jungle Bouk aux mélodies douces et sensibles, le tout dans une ambiance de proximité comme on en trouve rarement même dans les petites salles et un accueil très chaleureux de la part des propriétaires du lieu. D’autres groupes comme Bagarre ou Piscine avaient joué le jeu, une expérience insolite à reproduire sans hésiter l’année prochaine !

Las Aves
Enorme claque avec le concert des anciens de The Dodoz au 22. J’avais déjà remarqué à quel point leur musique inclassable semblait provenir d’un futur pas si lointain, j’ai pu constaté que le groupe n’avait pas perdu son énergie punk avec sa mutation. Des tubes de folie à la pelle, un guitariste totalement perché et une chanteuse qui s’investit pleinement, on a déjà hâte de revoir Las Aves, qui érige le foutraque au rang d’œuvre d’art.

Au rayon déceptions, j’ai moyennement apprécié le retour de Bloc Party totalement relifté, ne reste plus qu’un Kele Okereke boursouflé et plus vraiment dans le rythme, Marina Kaye encore un peu trop sage sur scène malgré une puissance vocale indéniable, The Shoes un peu trop tapageur par moments et Jain qui manque de finesse.

Pour finir, un petit résumé de ma semaine à Bourges en images :

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *