Warhaus, la douceur de vivre

Crédit : Titus Simoens

Une voix nonchalante, une élégance naturelle, Maarten Devoldere est un vrai crooner à l’ancienne, qui envoûte autant qu’il hypnotise ceux qui écoutent ses chansons depuis une petite dizaine d’années au sein de Balthazar. Le groupe belge est une réjouissante créature à plusieurs têtes, réunissant le Yin et le Yang de Maarten et de Jinte Deprez, autre chanteur au timbre de voix suave et mélancolique.

J’ai vécu plusieurs concerts mémorables de Balthazar, aussi intenses que planants, aussi électrisants que remuants. Les deux têtes pensantes du groupe se sont lancées ces dernières années dans des carrières solos, sous le nom de J. Bernardt pour Jinte et de Warhaus pour Maarten. Ce dernier prend de l’avance avec la sortie d’un deuxième album en à peine un an. Et quel album ! J’ai retrouvé les mêmes sensations qu’à la découverte des premiers morceaux de Balthazar, une douceur incroyable qui cache une électricité vivifiante.

La chanson « Dangerous », sommet de l’album, nous transporte loin, très loin, grâce aux percussions et aux somptueuses cordes. Mais le disque recèle de bien d’autres surprises, comme ce « Everybody » lancinant et entêtant, qui suspend le temps. On croirait vraiment un vieux classique sorti d’un juke-box poussiéreux ou d’un vieux piano, au fin fond du désert. Idem pour la comptine jazzy « Fall in love with me » aux accents sixties. J’ai adoré aussi « No Such High » qui commence comme un titre de Gainsbourg et se prolonge avec délice en toute délicatesse. Et que dire de « Love’s a Stranger », complainte groovy au refrain puissant sublimé par la voix féminine qui accompagne Maarten par petites touches sur l’album. Impossible de résister à la mélancolie de la deuxième moitié du titre, qui contamine le reste de l’album pour mon plus grand bonheur.

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